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Comment évaluer les associations dans le cadre de votre programme d’engagement sociétal – Partie 1

Lorsque nous décidons où faire un don, nous voulons tous nous assurer que nos dons font le plus de bien possible. Mais comment ? Avec tant d’organismes sans but lucratif dignes de confiance dans le monde, il peut être écrasant de choisir et de vérifier que vous donnez à une œuvre de bienfaisance digne de confiance et qui a de l’impact. Vous pourriez décider de ne donner qu’aux grands organismes de bienfaisance reconnus à l’échelle internationale, mais malheureusement, cela signifie que les petits organismes de bienfaisance de votre collectivité locale ne recevront pas le soutien dont ils ont tant besoin. Le contrôle et la vérification sont essentiels pour comprendre où va votre argent et maximiser votre impact social.

Pour faire le point sur ce sujet important, Grégoire vonBlon, responsable des partenariats avec les ONG d’Alaya, nous fait part de son point de vue sur la manière de vérifier les organismes de bienfaisance afin de maximiser l’impact de vos dons. Avec une formation en relations internationales, Grégoire se passionne pour aider les projets moins connus et ayant un impact plus important à obtenir le soutien dont ils ont besoin pour rejoindre le plus grand nombre de personnes possible.

Pourquoi est-il important pour les entreprises d’évaluer les associations qu’elles soutiennent ?

 

Les entreprises qui s’engagent dans un programme de responsabilité sociale des entreprises (RSE) qui comprend des dons à des organismes de bienfaisance veulent que leur argent soit bien dépensé. Ils sont confrontés à deux défis à cet égard :

  1. Générer un impact positif, durable et mesurable.
  2. Éviter les répercussions potentielles d’un soutien à un projet qui s’avère avoir un effet négatif ou qui   se retrouve pris dans un scandale.

Evaluer les assocations, bien que coûteux en temps, s’avère critique pour gérer ces risques. 

 

Quelles sont les différentes façons d’évaluer les associations ?

 

Inscription auprès d’une administration nationale

Un certain nombre de pays ont des administrations nationales ou régionales qui établissent des critères d’éligibilité à l’exonération fiscale, comme l' »exonération fiscale » des autorités fiscales cantonales en Suisse, ou l' »intérêt général » en France.

Cette méthode est relativement rapide et utile, car vous pouvez également accéder aux déductions fiscales de votre entreprise. Cependant, cela dépend entièrement des normes de l’administration nationale et étant donné que chaque pays a ses propres règles d’éligibilité et d’application, cela pourrait ne pas être aligné sur ou suffisant pour votre entreprise. Dans les pays où une telle base de données n’existe pas, les entreprises doivent trouver un autre moyen de vérifier les associations

Normes et certification par une tierce partie

Il existe de nombreuses normes auxquelles les associations doivent se conformer, et les associations peuvent également se faire certifier par une tierce partie pour démontrer leur légitimité. Les organismes de normalisation et de certification, tels que le ZEWO (Suisse) et Don en Confiance (France), évaluent les organisations caritatives afin de les tenir responsables du respect de leurs normes, notamment de la viabilité d’un projet, de la participation des communautés locales et de l’évaluation des réalités locales et culturelles dans le processus décisionnel. Les meilleures pratiques et les organismes de certification sont une option fiable, mais il est également important d’examiner le vétérinaire.

Surveillance sur place

Cette approche consiste à envoyer des évaluateurs directement sur le terrain pour évaluer les activités d’un organisme de bienfaisance et mener des entrevues avec les bénéficiaires. Ceci est répété après une période de temps donnée.

Bien qu’il s’agisse d’un outil efficace de surveillance directe de l’impact, c’est aussi la méthode la plus coûteuse et la plus longue (et le passage d’un organisme de bienfaisance à l’autre contribuerait à la production de beaucoup d’émissions de carbone).

Référence par les pairs

Parfois, un partenaire caritatif existant peut référer un autre organisme de bienfaisance à votre organisation. Lorsque vous disposez d’un solide réseau de partenaires caritatifs engagés, cela peut faciliter le processus, car ils peuvent recommander d’autres organismes de bienfaisance qui fonctionnent avec la même rigueur et légitimité. L’aiguillage par les pairs est utile, lorsqu’il est complété par d’autres méthodes de vérification, car il vous permet d’avoir des yeux sur le terrain. Mais vous avez besoin d’avoir un réseau solide de partenaires dans le monde entier.

Approche organisationnelle

Cette approche est la plus largement utilisée dans l’octroi de subventions. Il s’agit d’analyser l’organisation dans son ensemble, sa mission, sa structure, sa gouvernance, ses processus, ainsi que ses sources de financement et ses dépenses. Bien que cela prenne beaucoup de temps, cela est utile pour évaluer le processus décisionnel d’un organisme de bienfaisance, l’horizontalité de sa gestion et la mesure dans laquelle le personnel est contrôlé par le conseil.

Suivi des rapports d’impact

Il met l’accent sur les projets gérés par l’organisme de bienfaisance et leur incidence sur la collectivité visée. Il consiste à analyser des rapports et des états financiers pour recueillir de l’information sur la façon dont l’organisme de bienfaisance cerne un problème, trouve des solutions, les met en œuvre et surveille leurs effets. Certains organismes de bienfaisance fournissent des renseignements qualitatifs dans leurs rapports d’impact qui montrent des photos et des témoignages de leurs actions. Si une entreprise préfère ou a les ressources nécessaires pour vérifier les organismes de bienfaisance à l’interne, la méthode de suivi des rapports d’impact est un moyen efficace d’évaluer les organismes de bienfaisance. Par ailleurs, les organismes de certification adoptent souvent cette approche dans leurs évaluations.

A présent que nous avons une idée des différentes façons d’évaluer les organismes de bienfaisance, comment des entreprises comme la vôtre peuvent-elles décider laquelle est la meilleure pour vous et comment Alaya peut-elle vous aider ? Jetez un coup d’œil à la deuxième partie de ce blog  pour le savoir.

 

 

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